{"id":193,"date":"2010-01-28T00:05:21","date_gmt":"2010-01-27T23:05:21","guid":{"rendered":"http:\/\/sntrvfl.homedns.org\/blogpat\/?p=193"},"modified":"2011-07-18T21:53:25","modified_gmt":"2011-07-18T21:53:25","slug":"divagations-a-propos-des-commodes-mazarine-de-ac-boulle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/?p=193","title":{"rendered":"Divagations: \u00e0 propos des bureaux de Andr\u00e9-Charles Boulle pour Trianon"},"content":{"rendered":"<p>Je ne sais pourquoi, peut-\u00eatre une sourde nostalgie de grandeurs r\u00e9volues, mais les fastes louis-quatorziens sont d\u2019actualit\u00e9 en Europe et en France\u00a0(exposition Boulle \u00e0 Francfort, exposition Louis XIV \u00e0 Versailles).<!--more--><\/p>\n<p>\u00c9trange retour des choses pour un art respect\u00e9 certes mais peu regard\u00e9 et m\u00eame longtemps suspect. On sourit aux f\u00e9rocit\u00e9s de Saint-Simon qui a grandement contribu\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire dans les esprits la p\u00e9riode aux effluves embaum\u00e9s et mortif\u00e8res de la poudre, aux bons mots assassins, aux perruques mal accroch\u00e9es sur des t\u00eates trop mal assur\u00e9es.<\/p>\n<p>Il fut longtemps de bon ton que Louis XIV f\u00fbt regard\u00e9 comme un tyran. Point de vue commode et r\u00e9publicain qui n\u2019a pas contribu\u00e9 \u00e0 \u00e9veiller la jeunesse \u00e9duqu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole de la R\u00e9publique aux fastes du grand roi. J\u2019exag\u00e8re\u00a0? Il suffit de relire de vieux livres d\u2019histoire pour imaginer le fracas des esclaves mourant \u00e0 construire la folie versaillaise\u00a0; les ouvriers opprim\u00e9s\u00a0; le luxe effrayant\u2026<\/p>\n<p>Il y a du vrai sans doute \u00e0 r\u00eaver cette p\u00e9riode noire pour mieux croire \u00e0 un temps plus doux\u2026 ce r\u00eave l\u00e0 passant, le regard peut-\u00eatre est plus lucide sur ce temps certes dur et cruel aux pauvres, mais bien moins sombre et tyrannique que l\u2019\u00e9pop\u00e9e dress\u00e9e \u00e0 sa propre gloire par la IIIe r\u00e9publique l\u2019a fait accroire \u00e0 ses \u00e9coliers.<\/p>\n<p>L\u2019apprentissage de l\u2019histoire n\u2019est pas, n\u2019est plus, le seul \u00e9cueil \u00e0 voir l\u2019art de ce temps l\u00e0. Notre go\u00fbt r\u00e9pugne d\u00e9sormais aux dorures, marqueteries et formes opulentes. Ne sommes nous pas \u00e9duqu\u00e9s pour gouter les mat\u00e9riaux bruts, les formes simples, les couleurs unies\u00a0? Un meuble par exemple, se doit d\u2019\u00eatre fonctionnel, et de ce point de vue, le mobilier industriel atteint une efficacit\u00e9 qui explique peut \u00eatre l\u2019engouement formidable dont il fait aujourd\u2019hui l\u2019objet.<\/p>\n<p>Appr\u00e9cier un meuble Boulle tiendra bient\u00f4t de l\u2019exercice du pal\u00e9ontologue qui n\u2019imagine pas une telle \u00ab\u00a0chose\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0vivante\u00a0\u00bb je veux dire moderne, pr\u00e9sente, ici, maintenant. Et si pourtant&#8230;<\/p>\n<p>Imaginons un instant les commodes Mazarine \u2013 \u00ab\u00a0bureau en commode\u00a0\u00bb &#8211; livr\u00e9es en 1708 pour l\u2019appartement du roi \u00e0 Trianon en tenue industrielle, d\u00e9barrass\u00e9e de leurs bronzes et de leur placage, puisqu\u2019il faut pour les voir \u00e0 nouveau que ces v\u00e9n\u00e9rables anc\u00eatres se parent des atours du moment\u00a0: mat\u00e9riaux bruts, couleur unie.<\/p>\n<p>Les formes\u00a0: des pieds en colima\u00e7on reli\u00e9s par une courbe \u00e0 un tiroir opulent qu\u2019ils soutiennent avec fermet\u00e9\u00a0; un second tiroir dont les courbes sont inverses, version efflanqu\u00e9es du pr\u00e9c\u00e9dent\u00a0; un plateau qui d\u00e9borde soutenu par des jambes en arc souples et pli\u00e9s comme les pates d\u2019un animal pr\u00eat au bond. Un m\u00e9lange subtilement \u00e9quilibr\u00e9 de puissance dans la partie basse et de gr\u00e2ce plus haut soulign\u00e9 par les volutes contrari\u00e9s des pieds. La ligne droite, tant ch\u00e9rie d\u00e9sormais, est bannie\u00a0: courbes et sensualit\u00e9 comme chez Rubens et le m\u00eame sentiment r\u00e9v\u00e9l\u00e9\u00a0: l\u2019opulence de ses femmes peintes nous renvoie \u00e0 nos cadavres anorexiques comme Boulle au dess\u00e8chement st\u00e9rile de nos sens\u2026 le monde animal contre le min\u00e9ral. Nues, les commodes sont des b\u00eates\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_199\" style=\"width: 423px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/?attachment_id=199\" rel=\"attachment wp-att-199\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-199\" class=\"size-full wp-image-199\" title=\"AC Boulle - bureau pour Trianon 1708\" src=\"http:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/commodeL.141.jpg\" alt=\"\" width=\"413\" height=\"339\" srcset=\"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/commodeL.141.jpg 413w, https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/commodeL.141-300x246.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 413px) 100vw, 413px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-199\" class=\"wp-caption-text\">AC Boulle - bureau pour Trianon 1708 - photo RMN<\/p><\/div>\n<p>Alors, rhabillons les\u00a0!<\/p>\n<p>Les pieds des jambes sont des pattes l\u00e9onines puissantes. Leur volute s\u2019ach\u00e8ve en t\u00eate de femmes aux ailes d\u00e9ploy\u00e9es. Pas une n\u2019est semblable \u00e0 l\u2019autre\u00a0; chacune a sa coiffure son sourire ou son air s\u00e9rieux. Et pourtant un regard rapide les confondrait\u00a0: la disposition est la m\u00eame \u00e9tablissant une dissym\u00e9trie dans la sym\u00e9trie. Les Sphinges de la commode sont \u00e0 la fois quatre et une, multiples et unies. \u00c9trange choix en ce temps et qui semble nous interroger et poser une \u00e9nigme. Boulle leur donne gr\u00e2ce et beaut\u00e9, la beaut\u00e9 venimeuse du mal\u00e9fice.<\/p>\n<p>Les baguettes de bronzes cisel\u00e9es soulignent les tiroirs et quadrillent les formes de lignes horizontales ou courbes fermement moulur\u00e9es. A contrario de nos habitudes, la g\u00e9om\u00e9trie de la ligne est introduite par l\u2019accessoire.<\/p>\n<p>Les surfaces sont marquet\u00e9es de volutes de cuivre sur un fond sombre d\u2019\u00e9caille, toutes en courbes et arabesques. L\u00e0 encore la sym\u00e9trie et la dissym\u00e9trie jouent l\u2019une de l\u2019autre car les motifs sont subtilement diff\u00e9rents d\u2019une moiti\u00e9 \u00e0 l\u2019autre et d\u2019une face \u00e0 l\u2019autre\u00a0; une fleur est plus grosse l\u00e0, une branche plus fine, une volute plus appuy\u00e9e. Ces variations insufflent la vie dans ce qui aurait pu n\u2019\u00eatre qu\u2019un exercice de g\u00e9om\u00e9trie et rappellent la main qui les a con\u00e7ues et non la machine. La vie, encore.<\/p>\n<p>Enfin poign\u00e9es et serrures s\u2019affichent au del\u00e0 de toute mesure, cercl\u00e9es de bouton ou de feuilles\u00a0; deux en bas et une seule poign\u00e9e sur le tiroir du haut. La dissym\u00e9trie dans la disposition des \u00ab\u00a0ustensiles\u00a0\u00bb cr\u00e9e un effet pyramidal qu\u2019accentue l\u2019ampleur du motif sur le tiroir sup\u00e9rieur en contraste avec la simplicit\u00e9 des poign\u00e9es du tiroir inf\u00e9rieur. L\u2019accessoire devient la source de la tension dynamique de la fa\u00e7ade \u2026<\/p>\n<p>Habill\u00e9e, les commodes sont plus convenables, mais conservent leur tension animale. Elles ont acquis le myst\u00e8re venimeux des divinit\u00e9s qu\u2019elles abritent et qui nous susurrent une histoire. Un meuble qui vit, un meuble qui raconte, voila bien une incongruit\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>Car ce ne sont ni les formes, ni les couleurs, ni l\u2019or, ni le marbre ni les bronzes qui, finalement, nous d\u00e9rangent le plus. Mais la pr\u00e9sence. Une pr\u00e9sence qui n\u2019est pas seulement la r\u00e9sultante triviale du volume de l\u2019objet physique, mais des murmures qu\u2019il instille. Je ne sache pas que l\u2019on puisse gouter maintenant la souplesse des formes et les fables mythologique en rangeant ses chaussettes. La fonction rangement, parce qu\u2019elle est exclusivement une fonction, <em>s\u2019accommode<\/em> mal, pour nous, de ces \u00ab\u00a0ornements\u00a0\u00bb de l\u2019esprit. Les commodes pour l\u2019appartement de Trianon appellent \u00e0 des divagations et des l\u00e9g\u00e8ret\u00e9s de l\u2019\u00e2me qui n\u2019ont plus cours &#8211; h\u00e9las, peut-\u00eatre &#8211; et nous distraient de ce qui nous est devenu une drogue\u00a0: l\u2019efficacit\u00e9 imm\u00e9diate et op\u00e9rationnelle, comme la mort.<\/p>\n<p>Boulle ou la jubilation des formes.<\/p>\n<p><em>Post-scriptum\u00a0: quelques \u00e9l\u00e9ments historiques et r\u00e9flexion suppl\u00e9mentaires\u2026<\/em><\/p>\n<p><em>La paire de meubles dont il s\u2019agit ici est sans doute l\u2019ensemble le plus fameux de l\u2019\u00e9b\u00e9niste Andr\u00e9-Charles Boulle, \u00e0 la fois en raison de sa qualit\u00e9 intrins\u00e8que et du prestige du commanditaire suppos\u00e9 \u00eatre Louis XIV lui-m\u00eame, pour son nouvel appartement \u00e0 Trianon<a href=\"#_edn1\">[i]<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Pour autant, ces pi\u00e8ces insignes restent d\u2019illustres inconnues.<\/em><\/p>\n<p><em>Tout d\u2019abord et malgr\u00e9 l\u2019\u00e9vidence de leur similitude, s\u2019agit-il vraiment d\u2019une paire\u00a0? Les deux \u00ab\u00a0commodes\u00a0\u00bb n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 livr\u00e9es en m\u00eame temps (sans doute courant du premier semestre 1708<a href=\"#_edn2\">[ii]<\/a>) et n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es ensembles. La premi\u00e8re livr\u00e9e a trouv\u00e9 place semble-t-il dans la chambre du roi et l\u2019autre dans la grande antichambre toutes deux face \u00e0 la chemin\u00e9e. Les deux meubles \u00e9tant en tout point semblables dans leur forme et leur choix d\u00e9coratif on se serait attendu \u00e0 ce qu\u2019ils fussent utilis\u00e9s en sym\u00e9trie, comme \u00e0 Vaux o\u00f9 des copies sans doute anciennes sont plac\u00e9es \u2013 disposition moderne &#8211; de part et d\u2019autres du lit dans la chambre de parade (dite chambre du roi). S\u2019agit-il alors d\u2019une seule commande ou de deux successives\u00a0? Vraisemblablement d\u2019une seule mais la question m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pos\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p><em>Cela interroge sur leur fonction\u2026 dont en r\u00e9alit\u00e9 on ne sait pas grand-chose. Ces meubles insolites ne semblent pas avoir eu un usage d\u00e9termin\u00e9 ni \u00eatre tr\u00e8s utilis\u00e9s et du reste c\u2019est le principal reproche qu\u2019on leur fera au milieu du XVIIIe si\u00e8cle quand ils quitteront Trianon. Leur d\u00e9signation m\u00eame \u2013 bureau en commode, bureau\u2026- est flottante.<\/em><\/p>\n<p><em>Le motif des Sphinges dont la pr\u00e9sence est tr\u00e8s forte et domine la composition, semble a priori une invention purement d\u00e9corative de Boulle. Mais, tout aussi bien, ce choix a pu \u00eatre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9. Le motif du Sphinx ou, dans la version grecque ail\u00e9e choisie ici de la Sphinge, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 entre autre par Le Brun dans la voute de la grande galerie \u00e0 Versailles. Le casque du roi en est plusieurs fois orn\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Auguste qui avait choisi cette symbolique pour rappeler le devoir et la n\u00e9cessit\u00e9 du secret pour un chef d\u2019\u00e9tat (selon Baudoin). Le choix du motif est possiblement une r\u00e9f\u00e9rence au commanditaire royale autant qu\u2019une indication sur une fonction possible li\u00e9e \u00e0 l\u2019exercice du pouvoir<a href=\"#_edn3\">[iii]<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>On peut aussi songer au mythe d\u2019 \u0152dipe et \u00e0 l\u2019\u00e9nigme fameuse, allusion litt\u00e9raire aux \u00e2ges de l\u2019homme (jeunesse, maturit\u00e9, vieillesse). En 1708, Louis XIV f\u00eate ses 70 ans dans un contexte politique et militaire difficile (d\u00e9faite d\u2019Audenarde). N\u2019y aurait-il pas un lien\u00a0?<\/em><\/p>\n<p><em>Enfin, la somptuosit\u00e9 formelle reste sans \u00e9quivalent alors. Cette \u00e9tonnante fusion de courbes et de contre-courbes est mise en \u0153uvre pour un meuble \u00ab\u00a0modeste\u00a0\u00bb \u00e0 deux tiroirs seulement, je veux dire sans le caract\u00e8re spectaculaire d\u2019une armoire ou d\u2019un cabinet: Boulle invente et dans ces \u0153uvres l\u00e0 tord le cadre des contraintes et des conventions formelles habituelles de son temps.<\/em><\/p>\n<p><em>On comprend pourquoi, par l\u2019\u00e9trange beaut\u00e9 d\u2019une paire finalement insondable, Boulle est \u00ab\u00a0le plus grand \u00e9b\u00e9niste\u00a0de tous les temps\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a href=\"#_ednref\">[i]<\/a>Il s\u2019agit du dernier appartement am\u00e9nag\u00e9 pour le roi en 1703, dans l\u2019aile de gauche, ancienne aile de la com\u00e9die. Vraisemblablement, la commande fut obtenue par Boulle par l\u2019interm\u00e9diaire de JH Mansart. L\u2019\u00e9b\u00e9niste avait peu travaill\u00e9 pour le roi mais beaucoup pour son entourage d\u00e8s les ann\u00e9es 1680.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref\">[ii]<\/a> Jean N\u00e9r\u00e9e Ronfort a d\u00e9couvert une note du Duc d\u2019Antin qui confirme semble-t-il la livraison des deux commodes au cours du premier semestre 1708 et non une premi\u00e8re livraison en 1708 et la seconde en 1709. N\u00e9anmoins la livraison en deux temps est assur\u00e9e. Boulle touche fin 1708 d\u00e9but 1709, 3000 livres en paiement de son travail, selon <em>Les comptes des b\u00e2timents du Roy<\/em>. Le paiement concerne \u00ab\u00a0les bureaux\u00a0pour Trianon\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref\">[iii]<\/a> Certains auteurs comme Jean N\u00e9r\u00e9e Ronfort parlent de Harpies \u00e0 propos de ces figures ail\u00e9es. Je ne pense pas la confusion possible car les pattes de lion sugg\u00e8rent un \u00eatre \u00e0 corps de lion, une Sphinge.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne sais pourquoi, peut-\u00eatre une sourde nostalgie de grandeurs r\u00e9volues, mais les fastes louis-quatorziens sont d\u2019actualit\u00e9 en Europe et en France\u00a0(exposition Boulle \u00e0 Francfort, exposition Louis XIV \u00e0 Versailles).<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[3,1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/193"}],"collection":[{"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=193"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/193\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":512,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/193\/revisions\/512"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=193"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=193"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sntrvfl.org\/blogpat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=193"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}